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Top 10 des comportements à bannir sur les réseaux sociaux pour préserver son e-réputation

La nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par beaucoup d’internautes habitants l’espace européen. Depuis le 13 mai, le géant Google se plie aux exigences de la loi européenne sur le droit à l’oubli des internautes qui en formulent la demande. Sauf que ceux-ci doivent vite déchanter en prenant connaissance de la procédure pour l’obtention de la suppression des informations les concernant.
La faisabilité est plus compliquée qu’on ne le croit. Il faut commencer par remplir une fiche avec son nom et autres informations personnelles. En gros, pour effacer une information compromettante on donne d’autres informations personnelles et on se tape en même temps une démarche administrative. Comme dans la vraie vie. Eh oui, qui vous a dit que le web c’est que du virtuel ?

Notez aussi qu’un moteur de recherche, c’est juste un « portail » vers la source de données.
Supprimer l’accès depuis le moteur de recherche ne supprimera pas du tout les données en elles-mêmes. Elles seront toujours là.
Alors pour ne pas être obligé de remplir une fiche Facebook, Twitter ou Instagram quand la justice européenne obtiendra de ces firmes de la Silicon Valley votre droit à l’oubli, voici un top 10 de petites règles de bienséance à s’imposer sur les réseaux sociaux comme dans la vraie société, entre bonnes gens. Continuer la lecture

Medias traditionnels et nouveaux médias : Faut-il envisager le journalisme autrement? Rencontres 4M Montpellier

Trois jours durant Montpellier était la capitale mondiale de l’information. Cette ville a réunit du 12 au 14 juin 2013, journalistes et citoyens journalistes venus des quatre coins de la planète. Montpellier peut se vanter d’avoir été le théâtre de débats passionnants entre les gens qui relatent les faits et ceux qui écrivent l’autre l’histoire. La toute petite histoire, celle qui ne fait pas la une de l’actualité, qu’on ne regarde pas aux infos de 20h. En tout cas, pas celle dont se satisfont les téléspectateurs assis au chaud dans leur salon.

Les rencontres 4M de Montpellier ont soulevé des questions essentielles à l’heure ou le métier de l’information avec l’avènement de l’internet et des réseaux sociaux connait un bouleversement fondamental.

Donner l’information est-il l’apanage des journalistes ? Peut-on faire confiance à une information donnée par un simple citoyen qui n’a pas appris la déontologie et l’éthique journalistique ? Le métier du journaliste est-il en danger si tous les citoyens se mettent à donner de l’information via les réseaux sociaux ? Quel avenir pour les médias traditionnels ?

Je me souviens de cette remarque de Philippe Couve qui m’a décroché un sourire : « Que les journalistes se rassurent, j’ai croisé plusieurs blogueurs, aucun d’eux n’a l’intention de vous prendre votre boulot. En général les blogueurs sont des gens qui ont déjà un métier. Ce sont parfois des médecins, artistes, cuisiniers etc. »

Nous assistons aujourd’hui au bouleversement d’un ordre établi et personne ne sait jusqu’où cela ira. Je parle ici de l’information verticale. Les rédactions savent à présent que cette dictature qui leur permettait dans le passé de hiérarchiser les informations à leur guise et de passer sur leurs ondes uniquement ce qu’ils jugent important est révolu. Que cette aliénation, cette manipulation à grande échelle dont je parlais dans Couleurs tropicales et qui veut que cela soit les politiques et les médias qui décident vers quel coté on doit orienter nos regards.  (Et il faut être dans le secret des dieux pour savoir pourquoi aujourd’hui on allume les projecteurs sur tel pays ou tel événement alors qu’aux quatre coins de la planète il se passe des choses préoccupantes dont personne ne parle.) Continuer la lecture

Ce que vous devez absolument savoir avant d’aller sur les sites de rencontre…

Que faire quand vous êtes un jeune plus ou moins fauché vivant quelque-part dans un pays du tiers-monde et que vous voudriez rencontrer l’une de ces créatures de rêve qu’on voit sur le net ?

Il va sans dire qu’on trouve tout sur internet et que les spammeurs, arnaqueurs et autres faussaires du même acabit se logent dans certains maillons de la toile. Cela tout le monde ou presque le sait déjà. Cependant et fort heureusement, en dépit de ces innombrables magouilleurs de tous poils que je viens d’évoquer il y’a de vrais et bonnes gens comme vous et moi qui vont sur le net. Et ce n’est pas vous qui me direz que tout ce beau monde y va uniquement pour envoyer et recevoir des mails. J’ai passé une partie de mes congés de l’an dernier à jouer au moniteur de cybercafé, et pendant deux semaines j’ai pu aider des internautes à faire tout ce que les gens font en général quand ils vont sur le net…C’est simple: Puisque tout se trouve sur la toile, pourquoi ne pas rester tranquillement  devant l’écran de son ordinateur et se faire livrer les objets de sa convoitise ? C’est à ce moment que les choses deviennent quelques-fois compliquées, et même plus compliquées qu’on ne l’imagine. Continuer la lecture

Facebook: L’endroit le plus sûr de retrouver un Centrafricain qu’on a perdu de vue…

Naguère toute la minorité des centrafricains VIP avaient un profile hi5. Je parle là des personnels des institutions internationales, des centrafricains de la diaspora et de quelques privilégiés qui avaient accès à l’outil informatique et à l’internet. Tout ce beau monde s’occupait à créer des forums de discussion sur Hi5 et les alimentaient de débats croustillants, squattait sur les murs des potes pour voir si ceux-ci n’ont pas mis de nouvelles photos afin de les commenter, allait sur des sites spécialisés où il copiait les liens des commentaires comme : Joyeux anniversaire, Bonne année etc. qu’il collait sur les profiles de leurs amis.

Aujourd’hui c’est tous les centrafricains ou presque qui sont sur facebook. De la petite lycéenne à la coiffeuse du coin en passant par les fonctionnaires. Les hommes politiques y trouvent un moyen pour conquérir de nouveaux partisans et électeurs, les artistes y annoncent les dates de leurs prochains shows, les petites filles en mettent plein la vue aux mecs avec des photos à la beyonce. On y retrouve les amis d’enfance, les potes d’école primaire, s’y fait de nouveaux amis et cerise sur le gâteau on peut papoter en direct comme sur MSN. Du coup ça permet de faire des économies de crédit de communication. Même pour les chercheurs d’âmes sœurs  sur la toile facebook a trouvé la formule qui les met à l’abri des pervers et autres plaisantins du même acabit qui se cachent derrière des pseudonymes évocateurs pour tromper ceux qui, selon leurs dires « recherchent du sérieux ». Il y’a une société centrafricaine sur facebook constituée de tout le monde : politiques, artistes, étudiants, élèves etc. Chacun est donc obligé de se comporter en bon citoyen, vu que les gens ont leurs photos, coordonnées et informations personnelles sur leur profiles et c’est bien connu, il y’a des choses qui ne se font ni ne se disent en bonne société entre de bonnes gens. Par voie de conséquence, même les dragueurs et aguicheuses patentés opèrent avec tact sur facebook.

Tout porte à croire qu’à Bangui seuls les analphabètes ne sont pas sur facebook, et pour être totalement « in », dans le moov, il faut maitriser les vocables facebookiens. Il y’a des expressions qu’un Docteur es lettres n’y pigerait que dalle. Vous trouverez par exemple : MKN qui signifie en sango, la langue nationale du Centrafrique : « Mbi Koui Nguia » équivalant de : MDR : « Mort De Rire », il faut surtout connaitre lol : « laughing Out Loud » qu’on pourrait traduire par : Rire à gorge déployée, ou encore xpldr : explosé de rire…

La facebookmania à la centrafricaine consiste à tout ce qui précède à tel enseigne que passer un jour sans y faire un tour c’est rater tellement de choses. Pas besoin par exemple de se creuser la tête en se demandant comment entrer en contact avec le mec d’à côté ou avec la plus jolie fille du lycée. Il suffit de connaitre son nom et tac on va sur facebook, lance la recherche en un temps deux mouvements on est sur son profile et lui envoie une demande d’ami et même avec un-peu de chance on peut retrouver son numéro de portable sur son profile. Du coup les gens désertent hi5, ne se prennent plus la tête avec tchatches, tagged, bandoo, netblog ou Skyrock. Puisque tout le monde et particulièrement tous les centrafricains sont sur facebook, bah autant rester avec tout le monde. Ceci au grand dam des chefs d’entreprises et professeurs qui doivent veiller au peigne fin à ce que pour les premiers, les salariés ne passent pas 8h sur facebook au bureau et pour les seconds que les élèves ne surfent pas tranquillement sur facebook via leur téléphone portable pendant qu’ils dispensent le cours. Heu…Curieux de savoir s’il y’a aussi des gens qui sont sur facebook pendant…Les conseils de ministres lol ! Ce qui est sûr facebook reste l’endroit le plus sûr pour retrouver un centrafricain qu’on a perdu de vue, si ce dernier est lettré…