Bozize, Khadafi et Sarkozy: Une question de chance ou de malchance?

« Il a pas de chance celui-là », quand je disais ces mots, mon grand-père (paix à son âme) de son vivant me répétait toujours : « La chance n’existe pas petit, ce qui est arrivé à cet homme n’est pas une question de chance ou de malchance. » Ces lointains souvenirs qui remontent à la surface viennent d’une série d’événements qui sont arrivées pendant le mois d’Octobre dans la vie de trois hommes qui ont en commun le fait d’être Présidents de la République. Et à bien voir, ce qu’ont vécu ces hommes n’est pas une question de chance ou de malchance…Jugez par vous même :

La charité bien ordonné ne commençant pas par autrui, je cite en premier le Président de mon pays :

François Bozize Yangouvonda, quand votre propre population fait circuler la nouvelle de votre décès le jour de votre anniversaire qui en plus n’est pas un 1er Avril cela doit être le pire cadeau d’anniversaire qu’un président ait jamais reçu. Décidément le mois de naissance de l’homme fort de Bangui ne lui porte pas chance ces temps-ci. Se souvient-il encore du 25 Octobre 2002? Le jour où il a échoué ce qu’il a réussi le 15 Mars 2003. Suite à ce putsch raté, l’actuel Ministre des Transports alors porte-parole de la rébellion avait parlé d’un repli tactique pour battre en retraite face à la puissance de feu des forces du feu guide libyen Mouammar Kadhafi qui aidait le feu Président Patassé en proie à plusieurs tentatives de putsch a gardé le pouvoir.

Marquons une pause par-rapport au Président Bozize et passons au second Président.

Nicolas Sarkozy, on peut vraiment dire que le mois d’Octobre lui a réussit au locataire des Elysées. Sa femme accouche d’une petite fille et son ennemi est tué au combat. La maxime reste incontestée: Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cecilia a-t-elle fait amie-amie avec dame Kadhafi le jour où elle était partie ramener triomphalement les infirmières bulgares détenues huit ans dans les geôles libyennes et condamnées à mort? Si oui, j’aimerais savoir si elle a appelé sa camarade pour lui présenter ses condoléances les plus émues le jour où cette dernière a perdu son mari? Il faut être dans le secret des dieux pour savoir cela, comprenons seulement que la politique est cruelle. Bien, ne nous arrêtons pas à ces détails et avançons au troisième Président:

Mouammar Kadhafi, 41 ans au pouvoir, mis en cause dans l’explosion de deux avions de ligne sur l’Ecosse et le Niger  avec respectivement 270 et 170 victimes. Il tint tête pendant longtemps aux Occidentaux, j’en veux pour preuve l’emprisonnement de deux businessmen helvètes en Lybie et l’exigence d’excuses public suite à l’inculpation et à la mise en garde à vue de son fils Hannibal pour « violences corporelles » sur un de ses serviteurs. Comme beaucoup de dictateurs, l’idée d’une bombe nucléaire le frôla, le Président américain Reagan l’en dissuada finalement par ses frappes en 1986. Apres la levée des embargos et des sanctions, l’homme se transforma et redora son blason. Son pays obtint même une place au conseil de sécurité des Nations-Unis. Mort comme un héro au combat, seul le corps de Kadhafi a subi les humiliations qu’ont connu Laurent Gbagbo.

Pendant que Kadhafi, Bokassa et Patassé s’expliquent dans l’eau delà sur ce qui s’est réellement passé les 20 septembre 1979 et le 15 Mars 2003(jours respectifs des chutes de Bokassa et Patassé tous deux de passage en Lybie)

Pendant que Kadhafi, Bokassa et Patassé se mordent le doigt dans l’au-delà sur les erreurs qu‘ils ont commise, si j’étais le militaire le plus haut gradé de l’armée centrafricaine, chef suprême des armées et pas aussi chanceux que Sarkozy je tirerais leçon de toute ces séries d’événements. J’aurai eu un nouveau sursaut patriotique, en commençant par fermer la bouche à tous mes griots de malheurs et en réalisant à quel point les choses vont de mal en pis. Pour sauver ce qui reste de la République, je prendrais solennellement la décision pour la seconde fois de ma vie, et pour la bonne cause de dissoudre cette assemblée nationale monocolore que tout le monde critique. Je formerais une sorte de comité de redressement national qui mettra son point d’honneur dans la restructuration de l’armée, dans l’éducation de la jeunesse qui constitue l’avenir du pays, je m’attèlerai à apprendre les jeux de la démocraties au peuple, en expliquant au passage aux gens qu’on ne construit pas un pays en souhaitant la mort de son président, et en apprenant moi-même qu’en politique c’est pas comme à l’armée et que tous ceux qui n’ont pas les mêmes point de vue que moi et qui ne sont pas dans mon parti politique ne sont pas forcement mes ennemis. Alors peut être qu’un beau jour je serai cité parmi les héros qui ont inscrit leurs noms en lettre d’or dans le livre de l’histoire…

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