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Si comme moi vous cherchez des raisons qui vous rendraient fiers de votre pays la Centrafrique…

La RCA n’est tout de même pas dernière en tout et dans tous les domaines. En boule à l’idée que mon pays ne bat que des records négatifs tels : Premier dans la sous-région et dixième sur le plan mondial en matière d’infection à VIH, classé parmi les pays les plus dangereux de la planète. Bref, je m’arrête à ce niveau d’autant que l’objet de ce billet est de vous fournir quelques bonnes raisons pouvant conforter votre fierté d’être centrafricain. Ne souriez pas, il en existe et pas des moindres. Sceptiques ? Jugez vous-même:

Nous sommes le seul pays en Afrique central où aucun président n’a fait vingt ans au pouvoir. C’est l’Empereur Jean Bedel Bokassa qui détient le record de durée à la tête de l’Etat Centrafricain avec ses treize années de règne (1966 à 1979)… bon avec les coups d’états ratés et réussis,  vous avez compris que l’alternance n’a pas toujours été démocratique chez nous. Soit !

Mais figurez-vous qu’on avait déjà une élection présidentielle en 1981. Plus précisément le 15 Mars 1981 David Dacko était élu à plus de 50% des voix.  La quasi-totalité des autres pays africains ont eu des élections seulement après les années 90, notamment après le fameux discours de la Baule prononcé le 20 Juin 1990 lors de la 16e conférence des Chefs d’états d’Afrique et de France. On se souvient que  François Mitterand  intimait carrément l’ordre d’instaurer la démocratie, le multipartisme et les élections.

Vous n’avez pas remarqué qu’aujourd’hui le concept genre est à la mode ? Tout le monde s’accorde à affirmer qu’il faut donner sa place à la femme dans la gestion de la chose publique. Cependant c’est depuis le 02 Janvier 1975 qu’une femme fut  nommée premier ministre en Centrafrique …La première femme à occuper ce poste en Afrique. Même bien avant la France, heu…En passant, cette dernière a-t-elle-même déjà eu un premier ministre femme ? Bon c’est pas moi qui comparerais les conditions de vie de la femme française à celles de mes compatriotes, c’est le jour et la nuit. Chez moi, elles sont encore violées, mutilées, battues, abandonnées avec une grossesse ou des enfants et la liste n’est pas exhaustive. Continuer la lecture