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2013, retour sur une année qui a rendu la RCA tristement célèbre…

La Centrafrique est devenue célèbre en 2013. Chaque jour sur les journaux et les écrans de télévision on peut voir des images d’horreur en provenance de ce pays. Les Centrafricains se demandent comment ils ont pu en arriver là.

Je vous propose un retour sur les événements majeurs qui ont marqué 2013, l’année pendant laquelle la RCA a fait la Une dans les médias internationaux.

Commençons par la nuit du 31 décembre au 1erjanvier 2013, la pire Saint-Sylvestre jamais vécue par les Centrafricains. Le pouvoir est dans la rue, des jeunes soudoyés par un régime devenu très impopulaire et impuissant face à l’avancée de la rébellion Seleka font la police. Ils érigent des barrières tous les 20 mètres sur l’ensemble des grandes artères de la capitale. Les rebelles sont à la porte de Bangui et toute la capitale vit dans la psychose de leur arrivée. Ces jeunes délinquants, armés par la Cocora (Coalition contre les rébellions armées) de Lévy Yakété, et par la Coac (Coordination des actions citoyennes) de Steve Yambété font la loi. Ils ont carte blanche, arrêtent qui ils veulent : officiers de l’armée, ministres, femmes enceintes. Ce sont les mêmes jeunes qui ont caillassé l’ambassade de France le 26 décembre 2012 pour montrer la colère du clan Bozizé face au silence de la France devant l’avancée des rebelles.

Le 2 janvier 2013 : bouffée d’oxygène. Les rebelles de la Seleka annoncent la suspension de leur marche sur Bangui et l’envoi d’une délégation aux pourparlers de paix à Libreville.

Le 11 janvier 2013 : les pourparlers de paix aboutissent à la signature des fameux accords de Libreville. Ces accords donnent une part du gâteau à chacun et les grands bébés centrafricains reviennent à Bangui. Leur feuille de route : la cessation des hostilités, le maintien de Bozizé au poste de président, la formation d’un gouvernement de transition avec un Premier ministre issu de l’opposition démocratique (sic), des postes ministériels stratégiques à la Coalition Seleka (dont celui du ministre de la Défense jusqu’alors poste de Bozizé et de son fils Francis), l’organisation d’élections législatives dans un délai de 12 mois pour palier le problème de cette Assemblée nationale monocolore. Une assemblée dans laquelle on retrouve pêle-mêle les oncles, les enfants et concubines de Bozizé. Le retrait de toutes les forces militaires étrangères de la Centrafrique à l’exception des forces de la Fomac (Force multinationale de l’Afrique centrale). (Référence faite aux forces sud-africaines qui protègent le pouvoir de Bozizé). Voilà qui est parfait ! Continuer la lecture