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Je n’irai pas au Kremlin-Bicêtre en avion

Suis-je devenu Parisien ? C’est une fonctionnaire de la mairie du Kremlin-Bicêtre qui m’en a donné la réponse. Voilà bientôt dix bons mois que je vis à Paris, la première destination touristique au monde. J’ai appris les codes, us et coutumes de cette ville. Par exemple, je ne parle pas aux voisins dans le métro, j’enrage quand quelqu’un se met à gauche de l’escalator (il se croit dans sa chambre celui-là ?), et pour rien au monde je ne porterais l’un de ces tee-shirts qu’arborent les touristes, et sur lesquels on peut lire I love Paris.

Il m’est aussi arrivé de penser que Toulouse, Bordeaux ou Marseille se trouvent dans un autre pays ou du moins la France, c’est avant tout Paris.

Alors quand je reçois un mail d’une certaine Marie, qui m’invite dans la ville du Kremlin-Bicêtre partenaire du projet Mondoblog la plateforme de l’Atelier des médias qui héberge mon blog, je réponds de but en blanc à son mail, pourquoi pas ? Cela me permettra de sortir de la capitale et d’écrire sur autre chose que sur la crise en Centrafrique.

Kremlin-Bicêtre… Bon, je sais que Vladimir Poutine n’a pas pris ses nouveaux quartiers en France, il s’agit donc d’une ville qui se situe certainement à la frontière, ses habitants se prendraient-ils pour des tsars ? Je m’imaginais déjà dans le train, allant passer douze bons jours en dehors de Paris. Continuer la lecture

Je ne recommanderais pas Bangui à un ami touriste…

Quelles raisons mettrai-je en avant pour recommander Bangui, ma ville natale à un ami touriste ? Peut-être celle de séjourner dans un monde cauchemardesque ? De faire un voyage retour dans le passé (le moyen-âge pour être plus précis). Chez moi regarder sa série préférée à la télévision, prendre une bonne douche, boire de l’eau potable pour ne citer que ces actions là ne dépendent pas de celui qui est dans le besoin.

Vous ne me croyez pas ? Je comprends que cela soit impensable au 21e siècle, mais c’est pourtant la triste réalité. Dans mon quartier au Km5 dans le 3e arrondissement de la capitale centrafricaine on a l’électricité deux heures de temps par jour. Les élèves révisent leurs leçons à la lumière des lampes à pétrole, la télévision, la radio sont devenue des bibelots nostalgiques faute de courant pour les alimenter.

Il arrive fréquemment que deux jours durant pas une seule goutte d’eau ne tombe des robinets. Et ce n’est pas les raisons qui manquent pour justifier ces désagréments : Equipements obsolètes, panes de ceci, pane de cela et patati patata. Continuer la lecture