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Panorama des acteurs de la crise centrafricaine !

Voilà un mois déjà que le Général  François Bozizé est chassé du pouvoir. Un mois que le nouvel homme fort de Centrafrique Michel Djotodja Amnon Droko est aux commandes. Un mois que les centrafricains vivent l’une des périodes les plus sombres de leur histoire. Enfin un mois que la Séléka défraie la chronique des affaires criminelles. Essayons de considérer chaque acteur de la crise en vue de faire le point sur la situation qui prévaut actuellement en Centrafrique.

Commençons par celui qui a choisi la même destination qu’Ange Félix Patassé qu’il a chassé du pouvoir le 15 mars 2003. Depuis sa fuite au Cameroun le 24 mars 2013, François Bozizé multiplie les déclarations, poussant l’outrecuidance jusqu’à déclarer qu’il ne se reproche rien de ce qui se passe en Centrafrique. Cependant s’il y’a quelqu’un qui a fait du mal aux Centrafricains c’est bien François Bozizé. Ne remontons pas plus loin qu’en 2003, c’est lui qui a amené les Zakawa tchadiens en Centrafrique pour l’aider à prendre le pouvoir. Au lieu de payer ces mercenaires et débarrasser la RCA de ces desperados à la gâchette facile, il les conserve, en incorpore bon nombre dans l’armée. Sa garde rapprochée était constituée de ces éléments qui ont longtemps guerroyé au Tchad voisin.

En dix ans, il n’a jamais tenu sa promesse de la restructuration de l’armée. En dix ans, il n’a jamais réussi à former une armée républicaine. Il s’est contenté de protéger son fauteuil par des forces étrangères et ne soufflait mot quand sa garde prétorienne commettait des exactions sur la population civile. Bozizé, qui aujourd’hui accuse la Séléka d’être constituée d’étrangers qui veulent annexer la RCA, était le premier a les amener en Centrafrique, à défendre et officialiser leur présence sur le sol centrafricain. Son fils déclarait même un jour qu’il y a des Centrafricains qui se croient plus Centrafricains que d’autres pour s’en prendre à ceux qui se plaignaient des exactions de ces barbares. La RCA a reçu huit milliards pour le programme « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion ». Bozizé a dépensé cet argent sans désarmer les factions rebelles. Ce général d’opérette a commencé à réagir seulement quand la Séléka était à la porte de Bangui et quand son fauteuil a été menacé. Et même jusque-là, il avait encore la possibilité d’éviter à la RCA le K.O qu’elle connait en ce moment en respectant à la lettre les accords de Libreville au lieu d’écouter ses griots et former un gouvernement bis. Tel est prit qui croyait prendre. Il aurait même pu démissionner et permettre une transition démocratique débouchant sur des élections anticipées, mais non il a choisi l’affrontement. Au finish, lui s’en sort avec sa famille et les pauvres innocents payent pour ses frasques. Continuer la lecture

Bozize, Khadafi et Sarkozy: Une question de chance ou de malchance?

« Il a pas de chance celui-là », quand je disais ces mots, mon grand-père (paix à son âme) de son vivant me répétait toujours : « La chance n’existe pas petit, ce qui est arrivé à cet homme n’est pas une question de chance ou de malchance. » Ces lointains souvenirs qui remontent à la surface viennent d’une série d’événements qui sont arrivées pendant le mois d’Octobre dans la vie de trois hommes qui ont en commun le fait d’être Présidents de la République. Et à bien voir, ce qu’ont vécu ces hommes n’est pas une question de chance ou de malchance…Jugez par vous même :

La charité bien ordonné ne commençant pas par autrui, je cite en premier le Président de mon pays :

François Bozize Yangouvonda, quand votre propre population fait circuler la nouvelle de votre décès le jour de votre anniversaire qui en plus n’est pas un 1er Avril cela doit être le pire cadeau d’anniversaire qu’un président ait jamais reçu. Décidément le mois de naissance de l’homme fort de Bangui ne lui porte pas chance ces temps-ci. Se souvient-il encore du 25 Octobre 2002? Le jour où il a échoué ce qu’il a réussi le 15 Mars 2003. Suite à ce putsch raté, l’actuel Ministre des Transports alors porte-parole de la rébellion avait parlé d’un repli tactique pour battre en retraite face à la puissance de feu des forces du feu guide libyen Mouammar Kadhafi qui aidait le feu Président Patassé en proie à plusieurs tentatives de putsch a gardé le pouvoir.

Marquons une pause par-rapport au Président Bozize et passons au second Président. Continuer la lecture