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Pourquoi le camp du Président François Bozizé doit impérativement inviter les centrafricains au dialogue…

Le pays de Barthélemy Boganda traverse des situations graves qui interpellent le sens de la responsabilité des uns et des autres. Seulement beaucoup Centrafricains, en commençant par les autorités ne semblent pas s’apercevoir des dangers qui guettent leur pays, et les petites voix qui se lèvent par ci, par là et que semblent ignorer les uns et les autres peuvent à l’instar de graves troubles qui gangrènent certains pays d’Afrique amener notre pays dans l’impasse d’où nécessité qu’on y accorde une attention particulière afin de tuer le mal dans  l’œuf.

 

1- DU REFUS D’OBSEQUES OFFICIELLES PAR LES PROCHES DE L’ANCIEN CHEF D’ETAT PATASSE

Je me suis déjà demandé dans un précédent article qu’en cas du pire François Bozizé n’aurait-il pas la mort de Ange Félix Patassé sur la conscience ? Empêché à plusieurs reprises d’aller se soigner à l’extérieur pour des raisons de procédures administratives, c’est fortement rongé par la maladie qu’Ange Félix Patassé alors dernier ancien chef d’Etat centrafricain encore en vie a pu prendre l’avion le 02 Avril 2011 en direction de Douala au Cameroun d’où il doit prendre un autre vol pour Malabo. Il n’a finalement pas pu prendre le vol de Malabo et c’est à Douala capitale économique du Cameroun qu’il a rendu l’âme le 05 Avril 2011. Selon son Porte-parole Guy Simplice Kodeguet, le Président François Bozizé aurait appelé son homologue Théodoro Obiang N’guéma pour lui demander de ne pas recevoir Ange Félix Patassé. La coordination nationale des comités de soutien à la candidature de Ange Félix Patassé à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, a publié vendredi 8 avril un communiqué dans lequel elle interdit au président Bozizé de prendre part aux obsèques de l’ancien président Ange Félix Patassé, rendant le Président Bozize personnellement responsable de la mort de Ange Félix Patassé pour l’avoir empêché pendant trois semaine d’aller se soigner à Malabo en guinée Equatoriale.

Il est clair qu’Ange Félix Patasse malgré son statut d’ancien chef d’état, et donc institution de la république a souffert d’un non assistance dans les derniers moments de sa vie. Il a également été victime pendant qu’il luttait avec la maladie de restrictions de sa liberté d’aller et de venir. Ce serait un grand mal si le pays ne rend pas un hommage officiel à l’homme qui a quand même servi ce pays plusieurs fois en tant que Ministre, Premier Ministre et Président de la République pendant 10 ans. D’où nécessité d’engager le dialogue, d’envoyer une délégation vers la famille Patassé pour engager les négociations en vue d’organiser des obsèques dignes et officiels au barbu national à propos duquel Fidele Ngouandjika Porte parole du Gouvernement  a déclaré peut-être un peu tardivement que: « De son vivant Ange Félix Patassé est un vrai démocrate qui a toujours œuvré pour l’intérêt supérieur de la nation et qui mérite que sa mémoire soit honoré par toutes les filles et tous les fils du Centrafrique ».

 

DE L’ANNULATION ET LA REPRISE DES ELECTIONS…

Les challengers de Bozizé ont rejetés en bloc les résultats du 1er tour des élections groupées du 23 Janvier 2011 et demandé tout simplement leur reprise. Ils ont même demandé aux candidats aux législatives de leurs partis de se retirer du second tour des élections législatives. Un second tour à l’issue duquel la RCA a plus que désormais une assemblée nationale monocolore. Avec 61 députés sur 105 élus à l’assemblée nationale le parti travailliste KNK, la formation politique de François Bozizé bénéficie en plus du soutien de 11 députés de la majorité présidentielle et les 26 autres députés indépendants sont dans leur grande majorité issus de la maison orange, la couleur du KNK. Pour le reste Il n’y’a que deux députés issus de l’opposition politique à l’assemblée nationale. C’est une situation très embarrassante pour la démocratie centrafricaine. A l’annonce de ces résultats provisoires par la Commission Electorale Indépendante la tension monte entre les partisans des candidats dans certaines circonscriptions électorales  tant à Bangui qu’en province. Pour l’opposition politique, François Bozizé compte ainsi modifier la constitution pour briguer un troisième mandat, par conséquent ces élections sont pour eux un non-évènement.

 

DE LA NOMINATION DU PREMIER MINISTRE

Les centrafricains sont toujours dans l’attente de la nomination du premier Ministre qui à son tour formera son gouvernement. C’est depuis vingt et cinq jours que François Bozizé a prêté serment le 15 mars dernier, mais  jusqu’à présent il, n’a pas encore choisi le chef de file du gouvernement qui l’accompagnera dans la gestion du pays.  Dans les arrondissements et quartiers de Bangui ainsi que dans les provinces, les centrafricains n’attendent que cette nomination. Pour certains observateurs François Bozizé n’attendait que la proclamation des législatives pour choisir parmi ses ministres qui doit rester au gouvernement et qui devra aller à l’assemblée nationale. Vu que la majeure partie des Ministres de Bozize sont candidats aux législatives.

Le camp du Président François Bozize a beau répondu aux journalistes qu’on a déjà beaucoup parlé et que l’heure n’est plus aux discours mais que chacun doit se mettre au travail, il y’a lieux de reconnaitre que la situation sociopolitique de la République centrafricaine interpelle plus que jamais tous les centrafricains à faire des concessions pour préserver la paix, l’unité nationale et l’intérêt suprême de la nation. Au regard de tout ce qui se passe de part le monde et en Afrique en particulier, le sens du patriotisme doit interpeller les uns et les autres pour éviter à notre cher pays se qui se passe chez les autres.