Archives par étiquette : François Bozize

Affaire Ferdinand Samba, les magistrats donneront-ils raison à François Bozize?

Le parquet de Bangui a requis un an d’emprisonnement ferme contre Ferdinand SAMBA, directeur de publication du journal « Le Démocrate ». Le procureur a également demandé la fermeture pure et simple de son organe de presse. Ferdinand Samba est accusé de diffamations à l’endroit du Ministre d’état aux finances et cousin du chef de l’Etat Sylvain Doutingai. Placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba, le verdict de son procès est prévu pour le 26 janvier prochain.
Voila qui illustre parfaitement les propos du Président de la République dans son adresse à la nation à l’occasion de la fête du nouvel-an. Propos qui désignent sans aucune forme de procès les magistrats comme étant la cause de l’impunité que tout le monde reproche à son régime. L’homme du 15 Mars affirme qu’il punit et même sévèrement sauf que les magistrats et leurs acolytes s’arrangent à libérer les coupables qui viennent pavaner devant les victimes, et cela ce n’est pas de sa faute. Le Président se dédouane de tous les maux qui minent la société centrafricaine les mettant sur le compte des magistrats : Les détournements de deniers public, les meurtres et exactions de tous genre sur la population civile qui sont restés impunis sont donc le fait des magistrats.
Voyez plutôt: Pour montrer l’exemple le chef de l’Etat n’avait-il pas ordonné que la maison d’un pasteur soit incendiée pour rendre la pareille à ce dernier dans une affaire qui l’opposait à un autre Pasteur Touangai pour la direction de l’église de Kina ? Continuer la lecture

Ange Félix Patassé serait encore en vie si…

Avec la disparition d’Ange Félix Patassé la RCA n’a désormais aucun ancien chef d’état vivant. Sous d’autres cieux ces hommes qui ont eu le privilège d’accéder à la magistrature suprême de l’état sont considérés comme des sages et constituent des recours en temps de crise. J’en veux pour exemple la visite de Bill Clinton à George W. Bush après les attentats du 11 Septembre 2001. Tellement de controverses, de suspicions voir de haine tournent autour du décès de celui qu’on appelait affectueusement « barbu national ». À tel enseigne que les centrafricains doivent une fois de plus dépasser certaines considérations pour s’imposer une réflexion responsable et tirer les leçons pour l’avenir.

Ange Félix Patassé a participé à la vie politique des cinquante années d’indépendances de la jeune République centrafricaine. Tous s’accordent à le lui reconnaître. Il a tout connu durant ces longues années de lutte politique : Plusieurs fois membre de différents gouvernements dès son jeune âge, il a aussi connu la lutte syndicale et le militantisme politique, la prison, l’exil et la gloire à la tête de l’Etat.

Revenu au pays, il a pardonné et s’est fait pardonné (des torts que ses compatriotes lui ont causé et des torts qu’il a causé aux centrafricains). Je garde encore en mémoire le cliché du dialogue politique inclusif, celui sur lequel Ange Félix Patassé ayant fini son discours est soutenu par les bras par François Bozizé qui l’aidait à se rasseoir sous l’applaudissement de tous les centrafricains.

A ce moment, je voyais un Ange Félix Patassé sage de la République, médiateur nationale. Je me disais qu’on aurait plus besoin d’émissaire de la CEMAC ou des Nations-Unies pour être médiateur dans nos crises. Continuer la lecture

Pourquoi le camp du Président François Bozizé doit impérativement inviter les centrafricains au dialogue…

Le pays de Barthélemy Boganda traverse des situations graves qui interpellent le sens de la responsabilité des uns et des autres. Seulement beaucoup Centrafricains, en commençant par les autorités ne semblent pas s’apercevoir des dangers qui guettent leur pays, et les petites voix qui se lèvent par ci, par là et que semblent ignorer les uns et les autres peuvent à l’instar de graves troubles qui gangrènent certains pays d’Afrique amener notre pays dans l’impasse d’où nécessité qu’on y accorde une attention particulière afin de tuer le mal dans  l’œuf.

 

1- DU REFUS D’OBSEQUES OFFICIELLES PAR LES PROCHES DE L’ANCIEN CHEF D’ETAT PATASSE

Je me suis déjà demandé dans un précédent article qu’en cas du pire François Bozizé n’aurait-il pas la mort de Ange Félix Patassé sur la conscience ? Empêché à plusieurs reprises d’aller se soigner à l’extérieur pour des raisons de procédures administratives, c’est fortement rongé par la maladie qu’Ange Félix Patassé alors dernier ancien chef d’Etat centrafricain encore en vie a pu prendre l’avion le 02 Avril 2011 en direction de Douala au Cameroun d’où il doit prendre un autre vol pour Malabo. Il n’a finalement pas pu prendre le vol de Malabo et c’est à Douala capitale économique du Cameroun qu’il a rendu l’âme le 05 Avril 2011. Selon son Porte-parole Guy Simplice Kodeguet, le Président François Bozizé aurait appelé son homologue Théodoro Obiang N’guéma pour lui demander de ne pas recevoir Ange Félix Patassé. La coordination nationale des comités de soutien à la candidature de Ange Félix Patassé à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, a publié vendredi 8 avril un communiqué dans lequel elle interdit au président Bozizé de prendre part aux obsèques de l’ancien président Ange Félix Patassé, rendant le Président Bozize personnellement responsable de la mort de Ange Félix Patassé pour l’avoir empêché pendant trois semaine d’aller se soigner à Malabo en guinée Equatoriale.

Il est clair qu’Ange Félix Patasse malgré son statut d’ancien chef d’état, et donc institution de la république a souffert d’un non assistance dans les derniers moments de sa vie. Il a également été victime pendant qu’il luttait avec la maladie de restrictions de sa liberté d’aller et de venir. Ce serait un grand mal si le pays ne rend pas un hommage officiel à l’homme qui a quand même servi ce pays plusieurs fois en tant que Ministre, Premier Ministre et Président de la République pendant 10 ans. D’où nécessité d’engager le dialogue, d’envoyer une délégation vers la famille Patassé pour engager les négociations en vue d’organiser des obsèques dignes et officiels au barbu national à propos duquel Fidele Ngouandjika Porte parole du Gouvernement  a déclaré peut-être un peu tardivement que: « De son vivant Ange Félix Patassé est un vrai démocrate qui a toujours œuvré pour l’intérêt supérieur de la nation et qui mérite que sa mémoire soit honoré par toutes les filles et tous les fils du Centrafrique ».

 

DE L’ANNULATION ET LA REPRISE DES ELECTIONS…

Les challengers de Bozizé ont rejetés en bloc les résultats du 1er tour des élections groupées du 23 Janvier 2011 et demandé tout simplement leur reprise. Ils ont même demandé aux candidats aux législatives de leurs partis de se retirer du second tour des élections législatives. Un second tour à l’issue duquel la RCA a plus que désormais une assemblée nationale monocolore. Avec 61 députés sur 105 élus à l’assemblée nationale le parti travailliste KNK, la formation politique de François Bozizé bénéficie en plus du soutien de 11 députés de la majorité présidentielle et les 26 autres députés indépendants sont dans leur grande majorité issus de la maison orange, la couleur du KNK. Pour le reste Il n’y’a que deux députés issus de l’opposition politique à l’assemblée nationale. C’est une situation très embarrassante pour la démocratie centrafricaine. A l’annonce de ces résultats provisoires par la Commission Electorale Indépendante la tension monte entre les partisans des candidats dans certaines circonscriptions électorales  tant à Bangui qu’en province. Pour l’opposition politique, François Bozizé compte ainsi modifier la constitution pour briguer un troisième mandat, par conséquent ces élections sont pour eux un non-évènement.

 

DE LA NOMINATION DU PREMIER MINISTRE

Les centrafricains sont toujours dans l’attente de la nomination du premier Ministre qui à son tour formera son gouvernement. C’est depuis vingt et cinq jours que François Bozizé a prêté serment le 15 mars dernier, mais  jusqu’à présent il, n’a pas encore choisi le chef de file du gouvernement qui l’accompagnera dans la gestion du pays.  Dans les arrondissements et quartiers de Bangui ainsi que dans les provinces, les centrafricains n’attendent que cette nomination. Pour certains observateurs François Bozizé n’attendait que la proclamation des législatives pour choisir parmi ses ministres qui doit rester au gouvernement et qui devra aller à l’assemblée nationale. Vu que la majeure partie des Ministres de Bozize sont candidats aux législatives.

Le camp du Président François Bozize a beau répondu aux journalistes qu’on a déjà beaucoup parlé et que l’heure n’est plus aux discours mais que chacun doit se mettre au travail, il y’a lieux de reconnaitre que la situation sociopolitique de la République centrafricaine interpelle plus que jamais tous les centrafricains à faire des concessions pour préserver la paix, l’unité nationale et l’intérêt suprême de la nation. Au regard de tout ce qui se passe de part le monde et en Afrique en particulier, le sens du patriotisme doit interpeller les uns et les autres pour éviter à notre cher pays se qui se passe chez les autres.

Pourquoi François Bozizé empêche t-il l’évacuation sanitaire de Ange Félix Patassé?

L’ancien Chef d’état centrafricain Ange Félix Patassé, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 23 Janvier 2011 et l’un des initiateurs du FARE : Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections est empêché d’évacuation sanitaire. Selon son cabinet, les autorités centrafricaines refusent de laisser partir Ange Félix PATASSE, pour des visites sanitaires à Malabo en Guinée Equatoriale. Cette situation a été déplorée par son porte parole Guy Simplice KODEGUE, au cours d’un point de presse tenu au domicile de ce dernier dont l’état de santé nécessite une évacuation selon son Médecin. Pour Fidele Ngouandjika porte parole du gouvernement, à période sensible il faut une autorisation spéciale, et les démarches sont en cours pour délivrer à Ange Felix Patassé cette autorisation.

Celui qui a toujours rétorqué à la question de savoir s’il n’était pas temps à 74 ans de penser à la retraite, qu’il se sentait comme un garçon de 18 ans est rattrapé par la maladie. Le 15 Mars 2011 pendant que se déroule l’investiture de François Bozizé des rumeurs sur son décès ont fait le tour du pays. Rumeurs que Patassé a personnellement démenti à la radio.

Aujourd’hui Bozize tient à garder à portée de mains celui qu’il a chassé du pouvoir en 2003.

Ces deux hommes, rescapés du régime du célébrissime empereur Jean Bedel BOKASSA se connaissent trop bien. Ange Félix Patassé a été Premier ministre de Bokassa et François Bozizé l’aide camps rapproché de papa Bok. Tous deux contraints à l’exil sous le régime du General André Kolingba après être mêlés à une tentative de coups d’état. Revenus tous deux au pays en 1993 pour la course au palais de la renaissance, c’est Patassé qui gagnait finalement le fauteuil présidentiel. Il a eu une pensée pour son beau frère François Bozizé qu’il nomma Chef d’état major. Accusé d’intelligence avec les putschistes du 28 Mai 2001, Bozizé s’exile au Tchad pour ne pas être mis aux arrêts par Patassé. C’est de là-bas, qu’il orchestre et réussit le coup d’état du 15 Mars 2003, contraignant Patassé à l’exil au Togo.

N’ayant pu participer aux élections de 2005 qui a maintenu Bozize au pouvoir, Patassé est revenu s’affirmer comme le seul adversaire de taille devant Bozizé. Tous deux connaissent la capacité de nuisance de l’autre.

Le Président Bozizé craint-il que cette évacuation sanitaire ne soit en réalité qu’un prétexte pour aller chercher des armes et des soutiens vu que le scrutin du 23 Janvier 2011 est contestée ?

Et si Patassé était effectivement gravement malade, en cas du pire, le General Pasteur Président ne l’aurait-il pas sur la conscience ?

La RCA n’a plus qu’un seul ancien Chef d’état en la personne de Patassé, ce dernier devrait en principe être protégé comme une institution de la République…

Vers un bain de sang en Centrafrique?

Les récents événements qui ont secoué l’Afrique, fait tombé des régimes jusqu’ici inébranlables et déclenché des guerres civiles entre les populations de mêmes pays doivent amener les centrafricains en général à voir venir le danger qui les guette et tout mettre en œuvre pour éviter le pire.

Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires des élections groupées du 23 Janvier 2011 en Centrafrique, les opposants ont rejetés en bloc ces résultats, dénonçant de multiples violations du code électoral ainsi que des fraudes massives qui ont miné ces élections. Les challengers de Bozize à l’exception de Jean Jacques Demafouth ont émit un recours en annulation auprès de la cour constitutionnelle qui a finalement jugé ce recours irrecevable et proclamé Bozize vainqueur avec 64% de voix. Dans la foulée, une écrasante victoire des députés du parti travailliste KNK, la formation politique de François Bozize au premier tour des législatives ont poussé les candidats malheureux aux présidentielles à créer le FARE (Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections) et demander dans le même temps aux candidats de leurs partis de se retirer du second tour des législatives. Jusque-là, on peut encore espérer que Monseigneur Paulin Pomondimo médiateur de la république et son cabinet peuvent encore se saigner aux quatre veines pour arriver à mettre autour d’une table les protagonistes pour trouver une solution en vue de PRESERVER LA PAIX ET L’UNITE NATIONALE. Vu que le pays sort à peine de périodes noires de son histoire dans lequel l’ont plongé ses dirigeants et est encore en proie à quelques bandes armées et à des crises militaro politiques.

Ce n’est pas un phénomène particulier à la RCA ni même à l’Afrique, les Etats-Unis ont eu un problème de comptage de voix lors des élections qui ont opposé Georges W Bush et son challenger John Kerry. Les américains ne se sont pas mis à s’entretuer, à demander l’arbitrage de la communauté internationale ou la reprise des élections. Le patriotisme a primé sur les appartenances politique et ethnique, le lendemain de l’élection du 2 novembre, John Kerry reconnaît sa défaite auprès de George W. Bush alors qu’il reste des bulletins provisoires devant être contrôlés dans l’Ohio, estimant que ceux-ci ne suffiraient pas à inverser le résultat du vote. George W. Bush qualifie son geste d’élégant. John Kerry évite ainsi que soit réitérée la critique portée contre les États-Unis suite aux comptages effectués en Floride.

Toute la peur des Centrafricains doit venir du fait que l’Union européenne vient de publier un rapport selon lequel les élections en RCA sont entachées d’irrégularités et de nombreuses fraudes. L’on sait par expérience que quand la communauté internationale n’est pas d’accord ça donne un alibi de poids à la partie qui se sent lésée pour essayer coûte que coûte par tous les moyens de rentrer dans ses droits. Alors que sera la prochaine étape pour les centrafricains ? Pousser les gens à sortir dans la rue et comme de l’autre coté Bozizé a des soldats à la gâchette facile, tout ce beau monde aura vite des victimes pour justifier une attaque et demander une intervention militaire à la communauté internationale ?

Quand la visite du Président Abdoulaye Wade alimente les rumeurs qui donnent des frissons. Le tout premier Chef d’état à rendre visite à françois Bozizé après son investiture, aucune déclaration officielle ni communiqué de presse n’a filtré des deux tête à tête des Président Bozize et Wade dont la visite n’a pratiquement aucun objet officiel. Pour les uns Wade est peut être porteur d’un message à Bozize dans le genre : Accepte d’annuler les élections sinon…

Enfin Quand Kodeguet et Ngouandjika font une déclaration de guerre devant témoins… Apres un face à face à la radio Ndeke-luka dans l’emission Patara, Guy Simplice Kodeguet porte parole de l’ancien chef d’état Ange Felix Patasse et Fidele Ngouandjika porte parole de l’ancien gouvernement qui vient de déposer sa démission après l’investiture de Bozize ont continué à se dire des méchancetés en dehors des quatres murs du studio. Au moment de partir c’est Kodeguet qui dit à Ngouandjika : Conseil d’ami, il faut filer à l’anglaise dès maintenant parceque ça ne tardera pas à chauffer…Et Nguouandjika de répondre : Tu crois que c’est pour rien qu’on vous maintient tous ici au pays ? No comment comme disent les anglais.

Tous les centrafricains au-delà de leur appartenance ethnique, politique doivent dépasser ces petites considérations et dire ce qu’un ancien chef d’état centrafricain disait : Je ferais tout sauf faire couler le sang des centrafricains…