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La RCA est-elle victime d’un complot international ?

Il y a des choses que je ne comprends pas et qu’il faudrait peut-être qu’on m’explique. D’une part, nous sommes en face d’une situation qui pourrit chaque jour, de Bossangoa à Bangassou en passant par Bouar… Des villages entiers sont vidés de leurs habitants. Des populations fuyant les atrocités errent dans la brousse et vivent à l’état animal, les gens meurent de faim, de la maladie, du froid et surtout des Selekas.

Cela dure depuis six mois et la fin du calvaire ne semble pas pour demain. D’un autre côté les gens tiennent des discours, minimisent la situation , dénoncent parfois, condamnent de temps à autre, mais laissent faire… C’est un sablier qui s’émiette imperturbablement pour sonner le tocsin sur l’agonie finale d’une nation…

Dans mon précédent billet, j’ai parlé des personnes et entités de qui la solution ne viendra certainement pas. Mais là on est en droit de se demander si la RCA n’est pas victime d’un complot à l’échelle internationale ?

Tout observateur de la crise centrafricaine est tenté à un moment de se demander si la Seleka et ses principaux responsables ainsi que la Frocca de Bozize, Lévy Yakité et consorts ont-ils des accords secrets avec la communauté internationale ?

D’une part les responsables de la Seleka vivent paisiblement dans des hôtels de luxe et résidences de luxe qu’ils ont confisqué aux partisans de Bozizé partis en exil, pendant ce temps leurs éléments tuent, violent et pillent les populations civiles et personne ne les inquiètent. On leur demande de régulariser une situation qu’ils ne contrôlent pas. Continuer la lecture

Crise centrafricaine : la solution ne viendra certainement pas d’eux…

En nouchi on dirait : « Les gens là ils ont foutaises »… Ils parlent, condamnent, demandent, exigent, mais le problème centrafricain demeure, pourquoi ? Ils sont tous acteurs, gèrent et entretiennent la crise. J’exagère ? Comme dirait mon oncle ivoirien : et si on s’asseyait pour essayer de voir clair dans leurs jeux de jambes ?

La Cemac : une communauté divisée, faible à tous les niveaux, dirigée par des présidents qui sont presque tous arrivés au pouvoir dans leur pays à la faveur d’un coup d’Etat et qui  gagnent par l’opération du Saint-Esprit toutes les élections présidentielles qu’ils organisent.

Une communauté où la libre circulation des personnes et des bien, l’intégration sous-régionale n’existent simplement pas. Pour se déplacer dans certains pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale il faut prendre un visa, les commerçants qui voyagent à travers l’espace Cemac se font régulièrement extorquer de l’argent par les policiers des pays voisins.

« Nous ne cèderons pas Damara, que ce soit clair. Si les rebelles attaquent Damara, c’est une déclaration de guerre, cela veut dire qu’ils ont pris la résolution d’engager les 10 Etats d’Afrique centrale. Je ne pense pas sincèrement qu’ils en arriveront là » avait déclaré le général Jean Felix Akaga commandant des forces de la Fomac Continuer la lecture

Les centrafricains devraient s’interesser à ce top 4: De veritables bombes à retardement !

vous êtes vous une fois demandé comment arrivent les grands malheurs qui secouent l’humanité ? Élémentaire : Prenez n’importe lequel de ces catastrophes : Nazisme, génocides guerres etc. Essayez de reconstituer le puzzle pour découvrir l’auteur instigateur du drame. Vous découvrirez les pires crimes qui existent avant d’aboutir à la piètre image d’un fantoche né quelque-part, qui aurait passé inaperçu au milieu d’une foule et qui pour sortir de l’anonymat raconte ses cauchemars au monde, prétendant détenir l’unique espoir du genre humain. Au passage, il convertit à son idée saugrenue une foule jobarde, d’autres fatalistes plus enragés encore pour qui tout ce que le premier débite est parole d’évangile, et bonjour les dégâts !

En écrivant le top 10 des centrafricains qui méritent que les centrafricains s’intéressent un instant à eux, je voulais simplement attirer l’attention de mes compatriotes sur les élucubrations, turpitudes et autres agissements dangereux de ces véritables bombes à retardement avant qu’elles ne fassent d’autres victimes.

Je me suis fais dans la foulée des ennemis qui m’ont clairement fait savoir que ce n’est pas de cette façon qu’ils souhaitent qu’on s’intéresse à eux et qu’ils m’ont désormais à l’œil. Continuer la lecture

La condition siné qua non pour une sortie de crise en Centrafrique: Voici la vraie revolution

N’entendez-vous pas cette cacophonie ? Ne la remarquez vous pas ? Il y’a trop de confusions, trop de Fronts, de mouvements créés par-ci par-là qui font entendre des voix discordantes. Demandez-vous dans quels buts? Ça fait vraiment désordre et ça ne recoud aucunement les problèmes du Centrafricain, au contraire…

Je comprends le courroux des uns, la rage des autres. L’heure est grave, la Centrafrique est à la croisée des chemins. Quand je lis tout ce que mes compatriotes publient sur les réseaux sociaux, et écoute les incitations à l’insurrection, je redoute le pire.

Je pense que nous devons dépasser nos peurs, nos différences, nos colères et rancœurs pour l’intérêt supérieur de la nation.

En l’état actuel des choses nous devrions plutôt rechercher une issue durable et pacifique à nos problèmes, le sang du centrafricain a déjà trop coulé. Mettons un instant de côté nos passions et essayons de réfléchir en prenant du recul face à la situation qui prévaut en ce moment en Centrafrique. On a une chance de redevenir un pays normal, on a une chance de sortir de ce cercle vicieux de coup-d’Etat, de violence et mieux encore une ultime chance de reprendre le contrôle en tant que peuple souverain qui donne le pouvoir à des représentants légitimes qui l’exerce en son nom. C’est en réussissant une transition apaisée, condition siné qua non pour aboutir à des élections libres et démocratiques. A mon humble avis, pour y arriver nous avons deux besoins primordiaux : Continuer la lecture

Top 10 des centrafricains qui méritent que les centrafricains s’intéressent un instant à eux

Par les temps qui courent il n’est guère facile de sortir du lot, certains compatriotes jouent des coudes pour y arriver d’une manière ou d’une autre. Je vous propose de nous intéresser un instant à ces centrafricains car leurs agissements pourraient avoir un impact sur nous et sur le pays.

N°1 : Le Prince Magloire Lamine, la blague centrafricaine du siècle ? On le savait déjà que des usurpateurs, des arnaqueurs et autres faussaires du même acabit fourmillent comme des champignons sur la toile mais l’affaire de la « famille Lamine » si elle est vraie serait digne d’un scénario hollywoodien dont personne n’aurait donné un centrafricain pour auteur instigateur.

Magloire 2016, j’ai découvert ce profile facebook il y’a quelques mois à l’arrière. Un centrafricain qui veut briguer la magistrature suprême de l’Etat en 2016 quoi de plus normal ? Ensuite j’ai su que ce centrafricain possède un journal en ligne appelé LNC la Nouvelle Centrafrique. Il existe également le groupe LNC sur facebook, où les filles métisses du Prince Magloire Lamine, lui-même avec le soutien de quelques fanatiques passent le clair de leur temps à faire étalage de leur vie privée, à s’auto-congratuler, à crier urbi et orbi que LNC est la meilleure et que le reste de la presse centrafricaine est nulle de chez nul . Ceux qui vont sur ce groupe connaissent ces refrains : LNC est meilleure qu’AFP, LNC paie mieux ses journalistes , les centrafricains sont méchants de ne pas le reconnaitre. Continuer la lecture

Panorama des acteurs de la crise centrafricaine !

Voilà un mois déjà que le Général  François Bozizé est chassé du pouvoir. Un mois que le nouvel homme fort de Centrafrique Michel Djotodja Amnon Droko est aux commandes. Un mois que les centrafricains vivent l’une des périodes les plus sombres de leur histoire. Enfin un mois que la Séléka défraie la chronique des affaires criminelles. Essayons de considérer chaque acteur de la crise en vue de faire le point sur la situation qui prévaut actuellement en Centrafrique.

Commençons par celui qui a choisi la même destination qu’Ange Félix Patassé qu’il a chassé du pouvoir le 15 mars 2003. Depuis sa fuite au Cameroun le 24 mars 2013, François Bozizé multiplie les déclarations, poussant l’outrecuidance jusqu’à déclarer qu’il ne se reproche rien de ce qui se passe en Centrafrique. Cependant s’il y’a quelqu’un qui a fait du mal aux Centrafricains c’est bien François Bozizé. Ne remontons pas plus loin qu’en 2003, c’est lui qui a amené les Zakawa tchadiens en Centrafrique pour l’aider à prendre le pouvoir. Au lieu de payer ces mercenaires et débarrasser la RCA de ces desperados à la gâchette facile, il les conserve, en incorpore bon nombre dans l’armée. Sa garde rapprochée était constituée de ces éléments qui ont longtemps guerroyé au Tchad voisin.

En dix ans, il n’a jamais tenu sa promesse de la restructuration de l’armée. En dix ans, il n’a jamais réussi à former une armée républicaine. Il s’est contenté de protéger son fauteuil par des forces étrangères et ne soufflait mot quand sa garde prétorienne commettait des exactions sur la population civile. Bozizé, qui aujourd’hui accuse la Séléka d’être constituée d’étrangers qui veulent annexer la RCA, était le premier a les amener en Centrafrique, à défendre et officialiser leur présence sur le sol centrafricain. Son fils déclarait même un jour qu’il y a des Centrafricains qui se croient plus Centrafricains que d’autres pour s’en prendre à ceux qui se plaignaient des exactions de ces barbares. La RCA a reçu huit milliards pour le programme « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion ». Bozizé a dépensé cet argent sans désarmer les factions rebelles. Ce général d’opérette a commencé à réagir seulement quand la Séléka était à la porte de Bangui et quand son fauteuil a été menacé. Et même jusque-là, il avait encore la possibilité d’éviter à la RCA le K.O qu’elle connait en ce moment en respectant à la lettre les accords de Libreville au lieu d’écouter ses griots et former un gouvernement bis. Tel est prit qui croyait prendre. Il aurait même pu démissionner et permettre une transition démocratique débouchant sur des élections anticipées, mais non il a choisi l’affrontement. Au finish, lui s’en sort avec sa famille et les pauvres innocents payent pour ses frasques. Continuer la lecture

Les vraies raisons des événements du 02 Août 2012 à Bangui

La manifestation des candidats malheureux au recrutement dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines a failli virer au drame. Nous sommes passé à deux doigts d’une révolution, voyez plutôt les faits qui se sont déroulés le 02 Aout dernier:

Les manifestants du 7e Arrondissement de la ville de Bangui se sont attaqués en début d’après-midi à la prison centrale de NGARAGBA où ils ont cassé toutes les portes de cette principale maison carcérale de la capitale permettant ainsi aux prisonniers de s’évaporer dans la nature. Seuls quelques prisonniers expatriés ne sachant où aller se sont empêchés de s’enfuir. Ajouté à cela, le pont du camp Kassaï conduisant à la caserne militaire qui a également été cassé.

Des dégâts matériels ont aussi été enregistrés dans certains arrondissements de la capitale dans la matinée :

Le monument du 15 Mars 2003 situé au rond-point du 4e arrondissement et qui commémore la date du putsch qui a porté au pouvoir le General François Bozizé a été désarmé de son AK-47 et de son drapeau. Parmi les bustes de tous les Présidents de Centrafrique posés au monument du cinquantenaire celui du Président Bozizé a tété cassé. Des jeunes  ont bravé les militaires, affronté les balles réelles,  barricadé les routes etc. Pour protester contre ce qu’ils appellent spoliation, recrutement clanique, fraude massive. Le Centrafrique est passé à deux doigts d’un « printemps centrafricain »…Une goutte d’eau qui a failli déborder la vase. Dommage que les autorités n’y ont encore vu comme d’habitude que de la manipulation. Ces jeunes seraient manipulés par les opposants selon le Ministre délégué à la Défense et fils du Chef de l’Etat.

Mais réfléchissons objectivement au pourquoi de ce drame qui a plongé le centrafricain dans la peur et la crainte de revivre des événements douloureux d’un passé encore récent. Continuer la lecture

Bozize, Khadafi et Sarkozy: Une question de chance ou de malchance?

« Il a pas de chance celui-là », quand je disais ces mots, mon grand-père (paix à son âme) de son vivant me répétait toujours : « La chance n’existe pas petit, ce qui est arrivé à cet homme n’est pas une question de chance ou de malchance. » Ces lointains souvenirs qui remontent à la surface viennent d’une série d’événements qui sont arrivées pendant le mois d’Octobre dans la vie de trois hommes qui ont en commun le fait d’être Présidents de la République. Et à bien voir, ce qu’ont vécu ces hommes n’est pas une question de chance ou de malchance…Jugez par vous même :

La charité bien ordonné ne commençant pas par autrui, je cite en premier le Président de mon pays :

François Bozize Yangouvonda, quand votre propre population fait circuler la nouvelle de votre décès le jour de votre anniversaire qui en plus n’est pas un 1er Avril cela doit être le pire cadeau d’anniversaire qu’un président ait jamais reçu. Décidément le mois de naissance de l’homme fort de Bangui ne lui porte pas chance ces temps-ci. Se souvient-il encore du 25 Octobre 2002? Le jour où il a échoué ce qu’il a réussi le 15 Mars 2003. Suite à ce putsch raté, l’actuel Ministre des Transports alors porte-parole de la rébellion avait parlé d’un repli tactique pour battre en retraite face à la puissance de feu des forces du feu guide libyen Mouammar Kadhafi qui aidait le feu Président Patassé en proie à plusieurs tentatives de putsch a gardé le pouvoir.

Marquons une pause par-rapport au Président Bozize et passons au second Président. Continuer la lecture