Du virtuel au vrai, Kremlin-Bicêtre c’est comme sur le web

L’Internet n’a rien de virtuel. Quand on fait l’expérience d’échanger plusieurs mails avec des personnes qui se trouvent dans un autre coin de la planète, puis d’avoir un beau jour la chance de les rencontrer en vrai, et de découvrir les visages qui se cachent derrière les mails conviviaux qu’on reçoit. On se dit que finalement tout cela a été possible grâce à la Toile.

C’est sur Internet que j’ai su comment on appelle les Kremlinois et vice versa, ces gens ne me connaissaient que sur Internet. Moi ? Peut-être même juste la plateforme Mondoblog que je représente lors de ces visites ou dans le meilleur des cas mon blog et mes billets qui parlent de mon pays. Un pays qui se trouve à l’autre bout du monde, aussi loin de leur portée que l’est le palais de Poutine dont leur ville porte le nom.

« Voir Kremlin-Bicêtre et devenir témoin de Jéhovah », cela aurait pu être le titre du film de ma première visite dans cette ville. Continuer la lecture

Je n’irai pas au Kremlin-Bicêtre en avion

Suis-je devenu Parisien ? C’est une fonctionnaire de la mairie du Kremlin-Bicêtre qui m’en a donné la réponse. Voilà bientôt dix bons mois que je vis à Paris, la première destination touristique au monde. J’ai appris les codes, us et coutumes de cette ville. Par exemple, je ne parle pas aux voisins dans le métro, j’enrage quand quelqu’un se met à gauche de l’escalator (il se croit dans sa chambre celui-là ?), et pour rien au monde je ne porterais l’un de ces tee-shirts qu’arborent les touristes, et sur lesquels on peut lire I love Paris.

Il m’est aussi arrivé de penser que Toulouse, Bordeaux ou Marseille se trouvent dans un autre pays ou du moins la France, c’est avant tout Paris.

Alors quand je reçois un mail d’une certaine Marie, qui m’invite dans la ville du Kremlin-Bicêtre partenaire du projet Mondoblog la plateforme de l’Atelier des médias qui héberge mon blog, je réponds de but en blanc à son mail, pourquoi pas ? Cela me permettra de sortir de la capitale et d’écrire sur autre chose que sur la crise en Centrafrique.

Kremlin-Bicêtre… Bon, je sais que Vladimir Poutine n’a pas pris ses nouveaux quartiers en France, il s’agit donc d’une ville qui se situe certainement à la frontière, ses habitants se prendraient-ils pour des tsars ? Je m’imaginais déjà dans le train, allant passer douze bons jours en dehors de Paris. Continuer la lecture

Centrafrique : comment réussir enfin la transition

Le président de l’Autorité nationale des élections vient de le reconnaître : les élections prévues pour février 2015 ne pourront pas se tenir à cette échéance. Quel avenir pour le retour de la démocratie en République centrafricaine ? Comment sortir de cette crise ? Si l’on veut vraiment voir le bout du tunnel, il n’existe pas 36 solutions, des actions concrètes s’imposent.

I- De la médiation sous-régionale

La médiation des pays de la sous-région Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) a montré ses limites, les fauteurs de trouble centrafricains ont fait le tour des capitales sous-régionales sans trouver de solution. Il y a eu les rencontres et multiples accords de Libreville, les rencontres et accords de Ndjamena, les pourparlers de Brazzaville un, deux et trois. Chaque fois les mêmes personnes, se cachant derrière les mêmes entités, qui d’ailleurs voient leur nombre grossir à chaque épisode s’en vont se partager le gâteau dans ces capitales, touchent des per diem et imposent leurs volontés. Simplement parce qu’ils ont des moyens de pression qui sont les massacreurs de masses lourdement armés sur le terrain. Les différents protagonistes ont des soutiens dans ces capitales sous- régionales. La quasi-totalité des chefs d’Etat de la Cemac étant eux-mêmes arrivés au pouvoir dans leur pays à la faveur d’un coup d’Etat et gagnent systématiquement par l’opération du Saint-Esprit toutes les élections qu’ils organisent depuis quelques décennies. Il est impératif d’avoir un médiateur fort qui peut taper du point sur la table en disant « c’est bon, la recréation est terminée, on se met au pas et on avance vers le désarmement,  la démobilisation et la réinsertion afin d’aller aux élections. » Quel pays est prêt à jouer ce rôle ?

II- Des institutions de la République

a- La présidence

Au risque de choquer les militants de cette cause, je pense qu’on ne peut plus continuer à changer indéfiniment la tête de la transition en RCA. D’ailleurs il faut bien que l’on songe à sortir de cet état de fait pour redevenir un pays normal, ceci ne sera possible que suite à des élections libres et démocratiques.

Changez dame Samba Panza et le prochain président de la transition se livrera aux mêmes errements. Il voudra aussi nommer tous les membres de sa famille, ses copines, s’en mettre plein les poches, etc. Ce sera un éternel recommencement et les élections repoussées aux calendes grecques. Assez ! Laissons Samba Panza conduire la barque jusqu’aux élections. Il va sans dire qu’il y a un virus de l’incompétence qui sévit au palais de la Renaissance et tous ses locataires depuis deux décennies sont automatiquement contaminés. Non, cela suffit on a vraiment pas besoin d’un énième larron. Continuer la lecture

Pourquoi et comment Mahmat Kamoun est nommé premier ministre

Fin du suspense : Dame Samba Panza a annoncé le 10 août 2014 la nomination de Mahmat Kamoun au poste de premier ministre de la transition en Centrafrique. Une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe, même si la messe œcuménique d’hier au stade de Bangui avait pour objectif de préparer les Centrafricains à cette désignation. Jusque-là Samba Panza affirmait que : « Personne, pas même la communauté internationale ne lui dicterait sa décision ». Comment alors expliquer son choix ?

Quand les débats s’organisaient autour de la question « Faut-il nommer un musulman à la Primature ? », j’ai failli m’étrangler en criant ,  » non, mais arrêtez cet amalgame qui a coûté la vie à des milliers de Centrafricains et d’étrangers vivant en RCA !  » Vous prenez à ce point les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ? Parlez-nous plutôt de la Seleka à la primature. Ce sont les représentants de la Seleka et non des musulmans qui ont fait le déplacement de Brazzaville pour les négociations des postes comme d’ailleurs dans tous les précédents pourparlers. Pourquoi vouloir coûte que coûte faire croire qu’il s’agit uniquement d’un conflit entre chrétiens et musulmans ? Les musulmans ne sont pas tous des Seleka, et les musulmans n’ont pas pris les armes pour réclamer le pouvoir, c’est la Seleka qui a tout organisé et manipulé certains, voire utiliser le terme de musulman à des fins politiques.

Mahmat Kamoun préféré à Abdoul-Karim Meckassoua

C’est devenu un secret de polichinelle, tout le monde est au courant que les accords précédant la démission de Djotodja prévoient que la Seleka garde la primature et quelques ministères clés. Ainsi on a eu droit à cette injonction de l’homme fort de Ndjamena lors de la première visite de Samba Panza au Tchad, celui-ci s’engageait à : « Veiller au respect des accords de Ndjamena»… On le savait que les menaces de partitions, les massacres, etc. sont des moyens de pression pour obtenir gain de cause. A Brazzaville les représentants de la Seleka en ont fait voir de toutes les couleurs au président Denis Sassou-Nguesso et aux autres parties. Ils ont réitéré leur volonté de partitionner le pays, ont boycotté les séances pour finir par revenir à de meilleurs sentiments et demander pardon aux Centrafricains pour ces propos de division. Ce que Déby, veut Déby l’obtient.

Je me doutais que la primature reviendrait à la rébellion Seleka, mais jamais il ne m’est venu à l’idée qu’on aurait droit à un certain Mahmat Kamoun. Le nom d’Abdoul Karim Meckassoua circulait depuis quelques jours et sa nomination imminente faisait couler beaucoup d’encre. Pourquoi Meckassoua n’a pas été nommé premier ministre ?
Il va sans dire qu’il n’a aucune chance dans ce décor, parce que Meckassoua a la fâcheuse manie d’organiser des audits là où il passe ( Bozizé et ses ministres en savent quelque chose). L’homme aime tellement la clarté dans la gestion qu’il ne peut pas être invité aux affaires parce qu’il est musulman. Non, il faut plus qu’être musulman et intellectuel. C’est le genre de profil de Mahmat Kamoun qui intéresse. Pourquoi Samba le préfère à ce poste ?

Qui est Mahmat Kamoun ?

Ce monsieur fait partie des initiateurs du guichet unique à Douala dont ils ont signé la gestion avec un Béninois nommé Boko. Lorsque Bozizé voulait y voir plus clair dans la gestion calamiteuse du Trésor public dont il assurait la direction, il a pris le chemin de l’exil… Demandeur d’asile aux Etats-Unis, Mahmat Kamoun n’avait pas encore obtenu son statut de réfugié politique quand la Seleka chasse Bozizé du pouvoir, il revient alors en RCA pour être nommé directeur de cabinet de Michel Djotodja. A ce jour, selon la loi sur l’immigration aux Etats-Unis, il n’a pas le droit de rentrer sur le territoire américain…Un premier ministre persona non grata aux Etats-Unis où se trouvent les institutions de Breton-Wood (sic !)
Après la démission de Djotodja il est nommé conseiller spécial de Sampa Panza avec rang et prérogatives de ministre d’Etat.
Kamoun et la fille de dame Samba Panza seraient mis en cause dans l’affaire de la disparition d’une partie des 6 milliards de francs CFA donnés par l’Angola à la Centrafrique.10402539_750145508382260_3395224965319197979_n

Derrière un grand homme, il y a toujours une grande dame ?

Cette maxime marche aussi à l’envers, Mahmat Kamoun forme avec sa femme un couple dont il faut se méfier. En tous les cas, avec sa nomination les douaniers n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Dame Kamoun née Ngakola Rachel avait été bombardée directrice générale adjointe de la Douane sous le régime de Djotodja, puis directrice générale sous Samba Panza, elle est à l’origine de la débancarisation des recettes douanières (la bancarisation étant l’une des rares bonnes mesures du régime Bozizé)… Les recettes douanières se promènent désormais librement dans les sacs à main de sa clique.

Samba Panza enfonce encore plus la RCA avec cette nomination

Loin d’être cette mère neutre, capable de sortir la RCA du bourbier, Samba Panza est en train de mener les Centrafricains à la file indienne directement en enfer. Copinage, clanisme, affairisme d’Etat, en quelques mois elle nous réédite le même scénario que ses prédécesseurs. Dame Samba-Panza se contrebalance royalement des Centrafricains, des milliers de morts, de l’avenir du pays… Ce sont ses intérêts qui priment.
Elle n’est pas cette mère dont vous rêviez qui pourrait tout faire pour réconcilier ses enfants et mener son pays résolument vers des élections libres et démocratiques. Non, Samba Panza s’est prostituée avec la Seleka pour manger, il y en a que pour son ventre, elle mange, se lèche les babines et ne pense qu’à s’empiffrer. Et parce qu’en RCA avoir un gros ventre est signe d’opulence, peu importe les morts, le chaos, les milliers de réfugiés, vivant dans des conditions exécrables Samba Panza s’en fout il n’y ’en a que pour sa bedaine…

A la rencontre de Laurent Sadoux, présentateur d’Afrique midi sur RFI

Depuis 15 ans Laurent Sadoux présente Afrique midi, l’édition du journal de Radio France International la plus suivie à-travers le monde. Je suis allé à la rencontre de ce journaliste charismatique. Qui est-il ? Comment travaille-t-il ? Laurent Sadoux accepte de se livrer. 

C’est en chemise manche courte et pantalon jean fashion que Laurent Sadoux nous reçoit sur la terrasse du 8e étage de Radio France Internationale.  Il est midi heure de Paris, le présentateur d’Afrique midi sirote un café.  « Mais avec plaisir » nous répond-il sourires aux lèvres quand on lui annonce que nous sommes venus réaliser son portrait. Continuer la lecture

Journalistes réfugiés en France : faut-il changer de métier pour survivre ?

Fuyant la répression dans leur pays d’origine pour trouver refuge à Paris, d’innombrables journalistes se retrouvent confrontés au problème du chômage. Le métier de journaliste en France est-il réservé aux Français ou ressortissants d’école de journalisme en France ? Samy Daina, caricaturiste et dessinateur de presse réfugié politique à Paris depuis 2008, nous raconte son expérience.

Arrivé à Paris en plein hiver de l’année 2008, Samy Daina a été accueilli par la Maison des journalistes. Une association qui accorde logement et accompagnement pour une durée de six mois aux journalistes réfugiés en France. Samy a obtenu son statut de réfugié politique il y a 6 ans. Et depuis, il vivote et peine à tirer son épingle du jeu. Ce dessinateur de presse est le seul des quatre anciens résidents de la Maison des journalistes que nous avons contactés qui a accepté de répondre à nos questions. Continuer la lecture

Top 10 des commentateurs d’articles sur internet

 “L’homme est un animal politique”, cette pensée d’Aristote reste incontestée. Aujourd’hui ce n’est plus sous l’agora, à l’ombre d’un baobab ou encore dans la cours de recréation que les débats citoyens vont bon train. Non, le débat politique s’est déporté sur Internet et plus particulièrement sous les articles de presse. Vous l’avez surement remarqué, depuis que les sites d’informations ont eu l’idée sympathique de permettre aux internautes de réagir à l’actualité, ceux-ci ne se font pas prier. De Yahoo Actualités en passant par Rue89, Le Monde ou n’importe quel site d’information, tous les articles déclenchent une avalanche de commentaires. Vous-êtes vous déjà intéressé aux réactions des intenautes ? J’en ai fait une passion et j’en suis resté bouche bée. Quelque soit le site, quelque soit l’information, les commentaires sont étonnement semblables. Je vous propose un top 10 de commentateurs d’articles sur internet. Un échantillon de nos 7 milliards de voisins qui se sentent concernés par le débat politique.

Continuer la lecture

RFI s’implique dans le processus de réconciliation nationale en Centrafrique

Consciente de son importante audience au sein de la population centrafricaine, Radio France Internationale décide d’apporter sa contribution dans la résolution de la crise en Centrafrique. C’est ainsi que depuis deux semaines, on peut écouter des messages en sango (la langue nationale de Centrafrique) sur RFI. Précisément à 22h33 minutes heure de Paris dans l’émission de Claudy Siar, Couleurs Tropicales.

Tout commence quand la directrice de RFI, Cécile Mégie, me dit: « On souhaite faire quelque-chose pour la paix et la réconciliation nationale en Centrafrique. Nous voulons que cela s’adresse aux Centrafricains dans leur langue nationale, le sango. Réfléchissez à la meilleure de façon faire cela et proposez-nous. »

Le vrai challenge est qu’il ne faut pas que ces messages soient excluant, RFI est une radio mondiale. Comment s’adresser aux Centrafricains de manière particulière dans leur langue nationale sans exclure le reste des auditeurs qui suivent cette radio à travers le monde ? Continuer la lecture

Top 10 des comportements à bannir sur les réseaux sociaux pour préserver son e-réputation

La nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par beaucoup d’internautes habitants l’espace européen. Depuis le 13 mai, le géant Google se plie aux exigences de la loi européenne sur le droit à l’oubli des internautes qui en formulent la demande. Sauf que ceux-ci doivent vite déchanter en prenant connaissance de la procédure pour l’obtention de la suppression des informations les concernant.
La faisabilité est plus compliquée qu’on ne le croit. Il faut commencer par remplir une fiche avec son nom et autres informations personnelles. En gros, pour effacer une information compromettante on donne d’autres informations personnelles et on se tape en même temps une démarche administrative. Comme dans la vraie vie. Eh oui, qui vous a dit que le web c’est que du virtuel ?

Notez aussi qu’un moteur de recherche, c’est juste un « portail » vers la source de données.
Supprimer l’accès depuis le moteur de recherche ne supprimera pas du tout les données en elles-mêmes. Elles seront toujours là.
Alors pour ne pas être obligé de remplir une fiche Facebook, Twitter ou Instagram quand la justice européenne obtiendra de ces firmes de la Silicon Valley votre droit à l’oubli, voici un top 10 de petites règles de bienséance à s’imposer sur les réseaux sociaux comme dans la vraie société, entre bonnes gens. Continuer la lecture

Sécession et populisme : le même scénario partout, même en France ?

Populisme et sécession vont de pairs, et tous les leaders en panne d’arguments pour parvenir à leur fin ont mis cette corde à leur arc. Quand on regarde ce qui se passe aux quatre coins du globe les scénarios sont étonnements semblables.

Il est difficile de trouver une population homogène qui se ressemble en tout point. Et tout un peuple n’est jamais séparatiste. Il y a toujours quelques agitateurs de masse, quelques meneurs animés par des intérêts qui ne disent pas leurs noms qui mettent en avant des arguments identitaires, culturels, linguistiques ou raciaux pour prôner et justifier la séparation.  Ces alibis ne sont souvent que la face visible de l’iceberg. Quand on regarde tout cela de près, il y a toujours des intérêts économiques, stratégiques ou géopolitiques qui se cachent derrière ces arguments. Et il faut plus que de simples harangues pour réussir dans cette entreprise. Seules de grandes puissances ont la capacité de créer les conditions pour valider et entériner les volontés de partition. Le menu principal du cocktail, c’est le populisme.

Le populisme désigne la diversité de la société comme la source principale du malheur de la partie qu’il prétend défendre et en même temps explique que ce sont les dirigeants qui tolèrent cette injustice. Si on se sépare de l’autre, on règle avec une baguette magique tous nos problèmes. Un bon discoureur qui scande, martèle et répète cela à une mère dont les enfants crèvent de faim, à un ouvrier endetté, à un fonctionnaire qui n’arrive pas à joindre les deux bouts est presque sûr de susciter la méfiance, la colère voire la haine contre le voisin. Ces personnes commencent à observer le voisin et naturellement lui trouveront des défauts (On en a tous). Et bingo, c’est lui depuis le début. Tout est sa faute, il faut s’en séparer au pire l’éliminer. Le discoureur a trop raison, le diable c’est le voisin. Déjà le fait qu’il soit différent est suspect. Cela doit être génétique, ses défauts c’est en fait dans sa race, c’est dans leur gêne, leur culture de merde. Ils ont toujours été comme cela. La preuve il irritait déjà mes arrière-grands-parents. Et les populations oublient qu’ils avaient vécu ainsi depuis des générations malgré leurs différences. Continuer la lecture