Le cas Baba Ladé: Contentez vous de la version officielle à venir…

Veni,  vidi,  vici, peut s’exclamer Abdel Kader Baba Ladé. Le Chef Rebel Tchadien, général autoproclamé qui s’est rendu aux autorités centrafricaines le 02 Septembre 2012.

Baba Ladé est reconduit immédiatement dans son pays  le lendemain de son arrivée à Bangui. Celui qui a défrayé la chronique des affaires criminelles ces dernières années, qui a tué, violé, extorqué de l’argent, pillé et brulé des villages entiers repart sans être entendu par un juge d’instruction.

Baba Ladé accompagné de 2 ministres et du Médiateur de la République s’est envolé pour son Tchad natal  laissant derrière lui  des cadavres, des familles dispersées et près de 3.000 hommes selon ses propres dires.

Selon les informations de Radio France Internationale que je cite : « dès l’arrivée de Baba ladé Au Tchad, un accord est intervenu samedi 9 septembre entre l’ex-chef rebelle Abdel Kader Baba Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), et les gouvernements tchadien et centrafricain. Cet accord concerne l’avenir des miliciens du chef rebelle qui se trouvent actuellement en République centrafricaine. Il est prévu que les hommes de Baba Laddé, qui a lui-même déposé les armes avant de rentrer au Tchad cette semaine, seront cantonnés à la frontière avant d’être pris en charge par les autorités tchadiennes. Ils ont un mois pour rentrer au Tchad. Abdel Kader Baba Laddé affirme disposer de 3 000 hommes armés en République centrafricaine.

Les autorités centrafricaines se sont aussi engagées à examiner le cas des membres de l’ancien mouvement rebelle emprisonnés sur leur territoire. »

Le Pasteur Ministre de l’Administration du Territoire a apporté un démenti formel et fustigé au passage les medias qui ont signalé la présence du Chef de l’Etat parmi la délégation qui a reçu Baba Ladé à l’Aéroport International Bangui M’poko. Le membre du gouvernement a tenu à préciser que : « Dans les prochains jours, le gouvernement se réserve le droit d’y apporter une riposte appropriée et d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur les enjeux de la reddition de Baba Ladé qui au demeurant a déjà regagné mercredi dernier son pays le Tchad ».

Et voilà. Le jour du départ de Baba Ladé les journalistes ont été empêchés de poser des questions tant à Baba ladé qu’à la délégation qui l’a escorté. Pas de commentaires, les victimes n’ont pas de mot à dire, personne ne doit commettre le crime de se prononcer sur le cas baba-ladé. Quel crime de lèse majesté que de vouloir des réponses, et ne pas se contenter d’attendre patiemment les informations que le gouvernement se réserve le droit de fournir dans les prochains jours ?

Les informations de nos jours c’est un peu comme en philo ; chacun donne sa version de la vérité ou si vous voulez des faits. L’information est plus que jamais manipulée, déformée, cachée au nom d’intérêts qui ne disent pas leurs noms.

La presse est  un pouvoir que tous s’efforcent à dompter et à contrôler. Ces journalistes naguère empêcheurs de tourner rond,  entrent à présent malgré eux en masse dans le rouleau compresseur du système érigé pour « se foutre du monde ».

Attachés de presse, entreprises de presses, conseillers en communication et autres professionnels des médias employés par les hommes politiques et grandes sociétés mettent tout leur savoir-faire au service de leur employeurs dans le seul but de distraire le peuple, lui dire ce qu’ils veulent qu’il écoute ou encore passez moi le terme : faire avaler des salades à la masse que nous sommes .

D’autres parts, tout ce beau monde a compris qu’avec quelques millions on peut redorer son blason et du coup ils s’y mettent tous. Résultat: c’est vous et moi qui devons supporter à longueur de journée leur pub sur notre petit écran de télévision, les plus belles images des dictateurs (avec les mains tachées de sang) mais qui, parce qu’ils sont actionnaires, donateurs ou je ne sais quoi encore  deviennent carrément des stars de télévision.

Je l’ai dit plus haut : la succession des événements qui constituent l’actualité quotidienne sont l’objet de diverses interprétations. Mais où est ce qu’il est écrit que la classification de ces faits en “évènements majeurs ou de moindres importances”, information qu’il faut divulguer ou pas  est l’apanage de certaines personnes ? Pourquoi vous et moi devons nous nous contenter de la version officielle des faits ? Même sans être des spécialistes n’a-t-on pas le droit de nous exprimer sur tel ou tel sujet de l’actualité qui nous touche en particulier ? Doit on ne pas dire ce qu’on ressent, observe ou qui nous révolte ? Cette liberté d’expression est-elle exclusivement réservée à certaines gens ? Que nenni ! Voilà une tribune libre et interactive qui nous permet de donner notre point de vue sur l’actualité, une tribune qui en principe est personnelle et soumise à aucune ligne éditoriale mais que l’on cherche à contrôler. Mon blog, c’est mon cahier personnel, mon journal intime, tout ce que je dis sur ce blog m’engage, et moi seul.

 

 

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